Dimanche 8 juillet 2018

Réveil en douceur en ce dimanche matin. A vrai dire, on oublierait presque quel jour on est tant les jours passent paisiblement et sans se ressembler.

Ce matin, la situation est critique à l’heure du petit déjeuner. Nous n’avons plus de pain et n’avons pas repéré la moindre boulangerie dans les environs. Nous préparons les affaires pour la journée et nous arrêtons chez Sobeys pour trouver un semblant de petit déjeuner. Le test des croissants n’est pas concluant (beurk!), mais le reste fait parfaitement l’affaire.

Nous avons rendez-vous ce jour avec les marées sur le site des Hopewell Rocks, à une petite heure de Moncton. L’endroit est surtout connu pour ses marées les plus hautes du monde et ses rochers aux formes de « pots de fleurs » érodés par les vents et marées.

A marée basse, il est possible de marcher sur la plage, tandis que l’eau peut monter jusqu’à 14 mètres au-dessus du niveau de la mer pendant la marée haute.

Nous arrivons sur place peu après l’ouverture de la plage au public (3 heures avant et 3 heures après la marée basse) et accédons au site grâce à un pass famille qui nous a été offert par la famille belge chez qui nous avons passé la soirée l’avant-veille (chaque billet permet l’accès au site pendant deux jours). Nous commençons la balade par différents points de vue sur la baie de Fundy et ses eaux brunes (mélange d’eau et de vase) et constatons que la mer commence à se retirer.

Des escaliers (101 marches) nous permettent ensuite de descendre sur la plage et de nous mesurer aux rochers sur lesquels quelques arbres parviennent miraculeusement à subsister. L’endroit est pas mal fréquenté, mais la promenade est plaisante. Nous slalomons entre les rochers en prenant garde à préserver les nombreux organismes (algues, coquillages, …) qui les recouvrent.

Après avoir arpenté la plage de long en large, nous revenons sur nos pas, grimpons courageusement les escaliers et décidons de faire halte au restaurant proche de l’entrée avant de quitter les lieux.

Destination le Cap-Enragé, petit bout de terre isolé accessible par une jolie route offrant quelques beaux points de vue. Le Cap porte particulièrement bien son nom aujourd’hui tant les vents s’y déchaînent. Nous sortons pulls et coupe-vent (et accessoirement, 6$/adulte) pour rejoindre le phare et croisons les doigts pour que la corne de brume ne se déclenche pas ! Le vent nous ballotte sérieusement, mais la vue sur la Baie de Fundy et la Nouvelle-Ecosse située juste en face valent la peine.

Nous poussons la balade jusqu’à une plage de gros cailloux un peu casse-pied d’où nous assistons à quelques descentes en rappel de la falaise.

Nous rejoignons ensuite la voiture et décidons de nous poser un moment sur la plage de galets croisée avant la montée vers le phare du Cap. L’endroit est particulièrement paisible et nous restons longtemps assis à contempler la mer reprendre du terrain. Très vite, la petite zone de sable disparaît sous l’eau et le va-et-vient des vagues montantes fait bruisser les galets.

On en oublierait presque l’heure qui passe et la marée qui gagne du terrain à Hopewell Rocks ! Tous en voiture !

Sont-ce les vents forts du Cap-Enragé ou Mini K a-t-il aidé la nature ? Toujours est-il qu’il tient dans le creux de sa main sa première dent de lait fraichement tombée ! Une belle première pendant ce grand voyage !

Un vent de bonne humeur souffle sur la voiture tandis que nous approchons de notre destination. Mais soudain, comme sorti de nulle part, un chevreuil bondit sur la route et percute de plein fouet la moto devant nous ! Le choc !!! Les deux motards gisent à terre tandis que le chevreuil blessé tente tant bien que mal de regagner la forêt. Rapidement, les choses s’organisent (les uns s’occupent des blessés, les autres de la circulation ou se chargent d’appeler l’ambulance) et nous décidons après de longues minutes de quitter les lieux, constatant que nous ne pouvons pas faire grand-chose.

Nos interlocuteurs nous l’ont déjà tous répété à maintes reprises, les traversées de gibier sont fréquentes en fin de journée. Et là, ce n’était qu’un chevreuil…

Nous rejoignons Hopewell Rocks et tentons tant bien que mal d’apaiser Mini K qui n’a pas manqué une miette de la scène. Cette fois, la mer grignote progressivement la plage qui finit par disparaître totalement. Nous quittons le site avant la fin de la marée haute, heureux d’avoir pu observer ce spectacle de la nature.

Le soir tombe et il s’agit d’ouvrir l’œil et le bon pour éviter un nouveau scénario catastrophe.

Une fois arrivés à destination, nous ne tardons pas à nous coucher vu l’heure plus que tardive.

A demain !

Pour d’autres photos, c’est ici que cela se passe !

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