Mardi 23 août 2016

 

Les vacances itinérantes sont sans cesse ponctuées de débuts et de fins… Ce réveil marque donc la fin de notre séjour à Bled, mais nous ne serons pas bien loin dans les prochains jours.

Si la chambre ne présente aucune particularité majeure (voire même une insonorisation un peu limite), la cuisine de l’hôtel fait clairement la différence (outre le fait qu’il dispose d’un parking gratuit et qu’il soit situé à un jet de pierre du lac). À chaque repas, en plus du traditionnel buffet, un élève de l’école hôtelière de Bled se tient derrière les fourneaux pour préparer à la minute une entrée (le soir) ou un plat à base d’œufs (le matin).

 

Si vous avez aimé goûter à l’altitude et à la fraîcheur des hauts plateaux slovènes hier, la journée d’aujourd’hui devrait vous plaire également ! Direction Velika Planina, village de haute montagne où paissent les troupeaux durant l’été.

 

Après une bonne heure de route depuis Bled, nous atteignons le pied du téléphérique qui doit nous emmener en haut de la montagne. Tous les francophones du coin semblent s’être mis rendez-vous sur le même créneau horaire, et c’est donc majoritaires que nous entamons la montée. Le téléphérique a cette fois l’air un rien plus vétuste, mais il nous amène à bon port !

 

Comme hier à Vogel, deux scénarios sont envisageables à l’arrivée du téléphérique. L’ascension à pied ou en télésiège. Nous optons cette fois pour le télésiège, sachant que le plateau en lui-même nous réserve déjà pas mal de marche. Nous profitons ainsi d’un petit quart d’heure de répit en plus (et vu la montée, nous savourons notre choix ! ;o)) et descendons au premier arrêt du télésiège.

 

Velika Planina, ce sont en gros deux villages d’alpage typiques (Mala Planina et Velika Planina) réunis sur un haut plateau. Nous sommes d’emblée plongés dans des paysages verdoyants sur lesquels sont disséminées de petites maisons en bois traditionnelles, d’autant plus surprenantes qu’elles ne s’apparentent à aucune autre construction similaire dans la vallée.

 

 

 

Après la surprise de la découverte, nous décidons de rejoindre Velika Planina, mais comme hier, le fléchage est un peu hasardeux, nous n’avons pas de plan et nous perdons rapidement la trace à suivre. Nous arrivons tout de même dans une autre partie du village et prenons plaisir à déambuler entre les maisons (le premier qui marche dans une bouse a perdu ! ;o)), jusqu’à la petite église en bois, au son des cloches des vaches.

De temps en temps, une maison semble plus animée que les autres. Celle d’un berger qui fait goûter son fromage ou propose aux visiteurs de se restaurer. Le dépaysement est total tant les lieux paraissent paisibles et hors du temps… Et même si les marcheurs sont présents en nombre, il y a de l’espace en suffisance et chacun emprunte sa voie.

 

Nous progressons ainsi un moment, à grimper sur une colline pour une vue plus dégagée sur la vallée ou le village, jouons au jeu du ‘qui atteindra le prochain piquet rouge en premier’ pour motiver Mini K à avancer, et croisons le chemin d’une vieille dame avec laquelle nous échangeons quelques mots et qui nous conseille d’aller manger un bout dans l’un des restaurants près du télésiège.

Nous suivons ses conseils et prenons place en terrasse (les guides consultés conseillaient eux aussi de manger sur place, bon et pas cher).

 

Comme ils ont capté qu’on était des boulets en slovène, ils ont prévu une petite carte avec des images. Une histoire de 6-7 plats traditionnels parmi lesquels choisir… Mister K partage donc une petite choucroute avec Mini K, tandis que Miss K craque d’emblée pour un dessert traditionnel dont elle mettra un moment à se remettre… Chaque bouchée de ce dessert à base de fromage frais, servi chaud, semble être une véritable épreuve. Et dire que le voisin de table a bouclé la même assiette en un temps record sans vider le pot de sucre dessus ! ;o)

 

Une petite promenade digestive s’impose pour faire passer la chose. Nous partons donc explorer une autre partie du village dont les maisons semblent davantage être dédiées aux vacanciers. Les vaches broutent paisiblement là où l’herbe leur paraît la plus verte et nous les regardons s’éloigner, tentant nous-même de retrouver notre chemin jusqu’au sentier.

En guise de bouquet final, la grande montée vers le point de départ du télésiège pour un retour au téléphérique. Nous recroisons notre mamy, toujours en route avec son chien, que nous remercions pour le filons du restaurant (hum hum) et entamons la grande descente plus qu’appréciée après cette belle journée de marche.

Il nous faut encore patienter un peu avant de prendre le téléphérique et de rejoindre la chaleur de la terre ferme. Une petite glace s’impose avant la grosse heure de route jusqu’à notre prochaine étape, Kranjska Gora.

 

Le trajet est une nouvelle fois l’occasion de s’immerger dans la campagne slovène. Ici, pas de tracteurs avec GPS ou de gigantesques moissonneuses, mais des hommes qui travaillent à l’ancienne, certains poussant encore leurs machines à la main. Il y a les ballots et le foin qui sèche sur les séchoirs à foin. Le tout à beaucoup plus petite échelle que chez nous, bien entendu. Et tellement paisible…

 

Nous atteignons Kranjska Gora avec un peu de retard, la faute aux bouchons sur la route, et découvrons rapidement le cadre magnifique dans lequel est situé notre hôtel : les Alpes Juliennes et leurs sommets impressionnants.

 

Dans la famille Spik, il y a deux hôtels, le *** et le ****. Nous avons tiré le premier et découvrons rapidement notre chambre avec vue sur…les installations techniques… ! Avec une bonne vieille clé et son porte-clés de 3kg, une douche aux portes qui ne tiennent pas et pas d’airco… Au secouuuuuuurs !

 

Oui, c’est vrai, on devient difficiles…! ;o)

 

Filons vite à la piscine nous changer les idées ! Alors que le silence était de mise dans les piscines thermales du Rimske Terme, il faut crier ici pour se faire comprendre ! Mais la piscine fait un bien fou, Mini K se défoule comme jamais, le tout face aux montagnes !

 

Nous enchainons avec le traditionnel buffet du souper et découvrons progressivement ce à quoi nous donne droit notre formule all-in, grâce à laquelle nous arborons un ma-gni-fi-que bracelet bleu au poignet.

 

Ceci étant fait, nous rejoignons notre chambre pour une nuit que nous espérons reposante. Ça part mal, les italiens de la chambre d’à côté semblent peu disposés à dormir… Et les murs en cartons n’aident pas… Bonne nuit…ou pas ! ;o)

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